Axes de Recherche

 

Le Centre « Modalités du fictionnel » est actuellement composé de deux équipes de chercheurs. L’une spécialisée dans l’étude du Moyen Âge tardif (XIVe-XVIe siècles) rassemblant Jean DEVAUX (PR), Matthieu MARCHAL (MC), Alexandra VELISSARIOU, avec Stéphanie BULTHE, Loïc COELLA-DENIS, Alexandre GROSJEAN, Karine PERROT (Doctorants) ; l’autre en Littérature moderne (XVIIIe, XIXe et XXe siècles, Extrême contemporain) et Littérature Classique (XVIIe siècle) rassemblant Michel AROUIMI (MC HDR), François BERQUIN (MC), Gérard FARASSE (PR émérite), Catherine HAMAN-HERSIN (PRAG), Anita LAVERNHE-GROSSET (PRAG) Dolorès LYOTARD (MC), Pascale ROUGÉ (MC), Caecilia TERNISIEN (PRAG), avec Martine CREPIN et Justine JOTHAM (Doctorantes).

 

Littérature classique et moderne

L’axe de recherche choisi implique l’étude de la circonstance d’époque où l’acte singulier de création littéraire s’inscrit mais dont l’actualité relève moins d’un temps linéaire qu’elle ne suppose, dans l’expérience historique et culturelle, des effets paradoxaux de croisements, césures, appariements temporels : anachronies dont Malraux affirmait que celle-ci définissent les œuvres d’art – « métamorphoses » ne cessant d’ouvrir au temps des hommes l’avenir de leur réception.

Pour répondre de l’exigence d’étude ainsi formulée, les chercheurs de « Modalités du fictionnel » interrogent la contemporanéité d’œuvres qui, de façon remarquable, ont mêlé seuils de l’essai, du roman, du poème (Pascal, Marivaux, Rimbaud, Les Goncourt, Taine, Zola, Leopardi, Valéry, Ponge, Barthes, Quignard, Michon, Camus, Goffette, Forest, Bonnefis…), créant ainsi des formes de langue inédites. Ils questionnent des œuvres qui sollicitent le voisinage de l’esthétique (peinture, musique) et de l’historique (chroniques, presse), où le champ littéraire s’intrigue de son autre, se désignant au partage d’un geste méta-critique qui éclaire son exercice. Ils ont travaillé et travaillent à l’examen de formes d’écrits particuliers, tels Le reste, la relique, les Envois et dédicaces, les Carnets et journaux d’écrivain, la Critique (L’expérience critique) ; ils ont étudié quelques motifs prégnants de la littérature, tels la Nudité (Le nu en toutes lettres) ou les Poisons ; ils interrogent certaines scénographies exemplaires, telles la Rencontre entre écrivains (Affinités électives) ou la Rencontre entre Littérature et Peinture (L’écrivain et son peintre).

Conçus dans une perspective interdisciplinaire (croisant littérature, philosophie, philologie, histoire des civilisations, esthétique et psychanalyse), les actes des deux derniers colloques internationaux (le colloque Poisons tenu en 2010 et L’écrivain et son peintre en 2012) sont à paraître dans la Revue des Sciences Humaines.

Champs de recherche : Littérature française et Littérature comparée (Classique et Moderne – XVIIIe, XIXe, XXe et Extrême contemporain) ; genres : poésie, roman, théâtre, critique ; tous types d’écrits intéressant le fait littéraire (biographies, autobiographies, autofictions, mémoires, carnets, correspondances, récits de voyage, dédicaces, etc.).

Membres : Michel Arouimi (MCF, HDR), François Berquin (MCF), Martine Crépin (Doctorante), Gérard Farasse (PR émérite), Catherine Haman (PRAG), Justine Jotham (Doctorante), Anita Lavernhe-Grosset (PRAG), Dolorès Lyotard (MCF), Pascale Rougé (MCF), Caecilia Ternisien (PRAG).

 

Littérature du Moyen Âge

Par ailleurs spécialisée dans l’étude du Moyen Âge tardif (XIVe-XVIe siècles), l’équipe de recherche Modalités du fictionnel s’emploie pour l’essentiel à mettre en lumière le rayonnement culturel du Nord de la France au temps des ducs de Bourgogne, tout en soulignant le rôle décisif que jouèrent à cet égard les contacts interculturels noués entre l’État bourguignon et les royaumes voisins de France et d’Angleterre. Ses recherches s’articulent autour de plusieurs axes transversaux, qui visent à appréhender dans ses multiples aspects cette esthétique littéraire située à la frontière des genres et des cultures. Les publications des membres de l’équipe, les rencontres organisées depuis plus de dix ans et les recherches doctorales menées au sein de ce groupe de recherche ont ainsi pour objet de mettre en lumière la culture historique, politique et didactique, ou l’important mouvement de mise en prose qui s’épanouissent sous l’égide des ducs, telle la collection homogène de romans de chevalerie produits en milieu lillois par « l’atelier Wavrin ». À ce titre, les divers travaux d’édition scientifique menés sur des manuscrits en langue picarde contribuent à mettre en exergue l’identité culturelle de la région Nord-Pas de Calais à travers ses représentations littéraires et ses traits dialectaux. Conçus dans une perspective interdisciplinaire, aux confins de la philologie, de l’histoire et de l’histoire de l’art, les deux colloques internationaux dont les actes paraîtront prochainement ont porté tour à tour sur l’œuvre du Valenciennois Jean Molinet, chroniqueur et maître à écrire du mouvement poétique des Grands Rhétoriqueurs, et sur le recueil des Cent Nouvelles nouvelles et l’art du récit bref.

Champs de recherche : Littérature française du Moyen Âge tardif (XIVe-XVIe siècles) : cour de Bourgogne, historiographie et culture historique, édition de textes, mises en prose, récit bref, didactisme, émotionologie, récits de voyage, Grands Rhétoriqueurs.

Membres : Jean Devaux (PR), Matthieu Marchal (MCF), Alexandra Velissariou (Collaborateur scientifique), Stéphanie Bulthé, Loïc Collela-Denis, Alexandre Grosjean, Karine Perrot (Doctorants).